vendredi 5 juillet 2013

Hiting Himalayas


Après la longue autoroute de Delhi à Chandigarh, je bifurque enfin sur les premiers reliefs. Tellement heureux d’avoir atteint les montagnes.
Le premier jour je ne m’enfonce pas trop et je vais jusqu’à Kasauli, petite station touristique, avec une base militaire au sommet qui surplombe toute la plaine du Punjab. Arrêt sympathique, mais j’ai pas bien compris l’intérêt de Kasauli en soi. Bien sur le cadre est chouette et les indiens viennent chercher la fraicheur ici.

La vue depuis ma piaule à Kasauli

Le lendemain, je prend la route de Shimla, Capitale de L’Himachal Pradesh. Je veux aller jusqu’au Shoja, après le Jalori Pass. La distance ne parait pas énorme, allez hop petit détour par les plus petites routes.

Shimla




Après Shimla, les vallées deviennent un peu moins habitées, et plus du tout sur les routes secondaires.



Alors ici je n'ai pas réussi à comprendre le pourquoi du bouchon. Sa a durée une bonne demi heure. Le camion de devant bloque complétement la route et semble avoir un soucis avec la voiture qui venait d'en face. Mais il n'y a pas de casse et absolument rien ne l’empêche de se mettre sur le côté pour laisser passer tout le monde. Du bus et des voitures bloqués, tout le monde est descendu pour assister à la discussion/négociations, sauf les femmes, qui restent toutes sagement dans les véhicules. La seule femme dans tout cette attroupement c'est une russe un peu halluciné qui était dans la voiture concernée. Une motivation de plus pour attiser la curiosité des indiens... On attends la demi-heure, sa papote, pas pressé. Puis le policier moustachu déboule avec son 4x4, gueule deux phrases à tout le monde et en moins de 10 secondes le virage est déserté... Voilà en gros le genre d'imprévu qui faut anticiper sur la route en Inde, sans chercher à comprendre...



Petit soucis avec le pont...




En haut à gauche, c'est la route! 50km comme ça, à flan de montagne, remontant la rivière en contre bas. La plus belle route jamais faite jusqu'alors.
Personne ne prend cette route, du coup au fil des kilomètres on devient un peu plus confiant... Et forcément, grosse frayeur dans une des innombrables épingles... je me retrouve à 10cm du pare-choc d'un énorme truck... Lui remercie son dieu... moi mes freins (et un peu son dieu aussi). On se marre à deux et c'est reparti. Après ça j'ai fais meilleur usage de mon klaxon...


Avec cette route, j'ai clairement compris que les 350 bornes par jours c'était fini! J'ai mis toute l'après midi pour faire les 50km du détour de Basantpur à Sainj.
Plus très loin de la route principale, je m'arrête à un croisement sans nom. Une petite piaule chez l'habitant, des gens adorables. Je tombe sur les infos locales et quand je vois les images des inondations, je me rend compte que j'ai vraiment bien fait de ne pas aller à Rishikesh...



Paysages toujours aussi sublime le lendemain. Des plants de beuh dans tout les bas côtés.





Dans la montée toute défoncée du Jalori Pass, l’éternel et imperturbable taureau. 

Jolie maison traditionnelle 

 Le Jalori Pass, à 3220m.





La descente du Jalori pass, toute aussi déglinguée. 




Après des israéliens bien coolos en galère mécanique. Rencontre avec un motard solo, qui passe en roulant et me dit qu'il a un plan pour se poser le soir. Milieu d'aprèm, allez je te suis, je savais pas trop où m’arrêter avant Manali. Je vois sur sa plaque qu'il a fait la route depuis le Maharashtra (Pune)! Très bon ça! Au niveau de Banjar on file à droite dans une vallée magnifique. On va dormir chez l'habitant, un Homestay comme on en trouve beaucoup dans la région. Super accueil, cuisine maison délicieuse. La rivière en contre bas, les montagnes et la pleine lune, parfait! Les gens sont trop gentils, respectueux de la nature.








Rishabh, le motard, était là en vacance-repérage pour des tours en bécane qu'il organise. Il a fait le ladakh avec sa Honda sportive 250cc l'année dernière. Pleins de bons tuyaux à quelques jours de la grande montée!



Le lendemain, sur la route de Manali.


Manali
J'ai que des photos autour de ma guesthouse, bien en haut de Old Manali. Pas très représentatif du reste. Manali c'est le gros spot des backpackers, trekker, motards, saisonniers de Goa... C'est la saison touristique en ce moment. Beaucoup d'israéliens et de russes.





Et Manali, c'est surtout la porte d'entrée du Ladakh!!! POPOOO!

jeudi 4 juillet 2013

Condensé de la remontée fantastique

Je ne vais pas trop m'attarder sur l'inactivité débordante de ce blog. Maintenant que j'ai enfin réuni le temps (ok c'est pas la meilleure excuse dans mon cas), la motivation (là d'accord), l'inspiration et la connexion internet, j'espère que vous pourrez profiter de ce condensé de nouvelles et de photos. 

Pour récapituler rapidement, mon travail chez Ciel & Terre à Bangalore c'est terminé début Avril. S'en est suivi, encore une fois très brièvement, de deux mois de pot de départ, de préparatifs pour la remontée vers l'Himalaya et beaucoup d'autres choses.
Bangaloriens... que c'était bon d'être avec vous!

Voyage voyage
Objectif Nord
Liberté mon amour

31 Mai au petit matin, nous quittons Shanti-Shantinagar avec Sara qui m'accompagne pour la première étape jusqu'à Hampi. Précieuse présence pour démarrer le périple.
Un bon bout pour bien se lancer. 350km à 50km/h, tout doux, après avoir refermé le moteur deux jours plus tôt chez le mécano (Kishore, sur Oil Mill Road, Kamanahalli, indéniablement l'un des meilleurs mécanos de Bangalore).
La route, mitigée, parfois très jolie dans des paysages encore connues, parfois défoncée ou à travers une immense zone industrielle (vers Bellary) qui donne l'impression d'être la seule responsable du réchauffement climatique.

Juste avant Hampi, le GPS et finalement les indiens aussi, nous font passer sur un pont, qui se révèle être une voie de chemin de fer. Au début sa passe, puis c'est galère, puis le train qui arrive (je vous rassure c'est un train indien, quand vous l’apercevez au loin, vous avez encore une bonne grosse demi-heure devant vous!), les gens qui se baladent sur la voie filent un coup de main pour porter la bécane. Un peu compliqué de ce sortir de là, on a bien du perdre deux heures avec toutes les petites routes, mais très drôle!

Retrouvailles avec Hampi, pour la 3ème fois, toujours aussi romantique et magique.
3 jours de bonheur et d'excitation pas toujours certaine à l'idée de la longue route qui m'attends.












04/06/2013 Hampi - Solapur
Après Hampi, direction le Nord évidemment, vers Bijapur. La NH13 est une longue autoroute en ligne droite sans grand intérêt. Les paysages sont assez monotones. Plat et très sec, il y a peu de vie dans cette région. J’arrive à Bijapur, l'étape au programme, plus tôt que prévu, et en voyant cette ville plantée en plein milieu du désert, je suis plutôt tenté de continuer jusqu’à Solapur. Il y a tout de même des choses intéressantes à voir à Bijapur, beaucoup de veilles pierres. J’imagine que ce gros dôme doit être impressionnant de près.










Après Bijapur, le route rétrécit et je sors enfin de l’autoroute à 4 voies. Les paysages toujours aussi arides font doucement place à des arbres plus en hauteurs, et des champs qui n’attendent que la mousson. C’est aussi l’entrée dans l’Etat du Maharashtra, juste avant Solapur. La langue change, et l’anglais à complètement disparu des panneaux…
Arrivée à Solapur, je bataille un peu pour trouver un hôtel. C'est pas du tout touristique comme ville, donc les hôtels son rare et assez cher.
Petit tour dans la ville, première soirée tout seul dans ce périple, un peu décalé et une impression bizarre avec les locaux. Peu de sourire, je les trouve méfiant, et contrairement à partout en Inde, pas grand monde bloque sur le touriste blanc paumé à Solapur.
En rentrant à l’hôtel, rencontre assez improbable et une bonne soirée avec Henri et Charles, deux français arrivés de Mumbai en vélo, mais avec avant ça, 11 mois de tour du monde en vélo à travers l’Europe, la Russie, la Chine et l’Asie du Sud-Est. Balèze les gars!


05/06/2013 – 1000km au compteur – Solapur to Ellora
Soucis mécanique dès le départ de Solapur. Ma boite de vitesse est bloqué, impossible de passer la seconde. Je m’arrête pour jeter un œil alors qu’un indien gare sa Royal Enfield juste devant moi (sachant que j'en croise rarement depuis Bangalore). Je lui demande si il y a un mecano dans le coin. Sans un mot, il me fais signe de ne pas bouger tout en décochant son téléphone. 10 minutes plus tard, le mecano arrive sur sa bullet customisée flambant neuve. Il parle bien anglais, le problème est résolu en 5 minutes. Trop de graisse dans la boite de vitesse et un segment a sauté. Quelques conseils au passage. Un soucis de plus résolu trop facilement !
350km jusqu'aux Grottes d'Ellora. Encore un peu de désert et de paysage très plat, puis la route devient plus intéressante, sinueuse, à travers quelques reliefs. Mais toujours si aride!

A la station essence, quand ils sont chaud, parfois l'occasion de faire une pause et se marrer un peu!

Avant les grottes d'Ellora



Ellora, c'est une succession d'une trentaine de grottes sur une petite falaise de 4-5km. Différentes religions sont passées par là (Hindous, Jain, Bouddhiste) à différentes époques et ont chacune ajouté leurs temples, sculptures, icônes...



A Ellora, allez au Milan Hotel! Bon ok les chambres sont assez glauques, pleines d’insectes et assez cher (300Rs, le moins cher à Ellora je pense), mais l’accueil est au top et bien local, et la nourriture incroyable. Le Special Thali est divin!


Les grottes d’Ellora sont impressionnante, mais j’arrive tout juste d’Hampi qui n’est pas du même niveau… La mousson n’est pas encore arrivée ici, les collines sont grillées par le soleil, aucune trace des grandes cascades. C’est clairement pas la saison pour Ellora. Ceci dit, beaucoup de touristes indiens, un peu bruyant (les indiens aiment beaucoup tout ce qui fait de l’echo!) et curieux comme toujours. Mais il suffit de s’écarter des grottes principales et allez plus en hauteur pour trouver le calme.

07/06/2013 – Ellora-Mandu
Depart d’Ellora. Les champs semblent avoir pris plus d’avance, quelques passages de belles verdures. A une centaine de km d’Ellora, l’horizon disparait au bout d’une immense falaise qui donne l’impression d’avoir rouler sur un gigantesque plateau depuis Bangalore. Pas de montée notable avant, sa descend juste d’un coup d’environ 300 mètres. Enfin un route de montagne! Je me crois déjà un peu au Ladakh! Mais bon, sa dure 20 minutes et sa repart pour une nouvelle plaine toute sèche qui s’étend à perte de vue. Grrr!


Puis coincé pendant un trop long moment sur l’autoroute. Je n’arrive pas à trouvé Mandu sur la carte, je me fit juste à la pseudo carte du Lonely planet, qui me donne a peu près l’idée de l’endroit ou je dois commencer à demander ma route. A Ellora on m’a dit qu’on pouvais couper par les petites routes, mais je suis obligé de continuer sur l’autoroute jusqu’à la dernier intersection qui vire sur Mandu. C’est au croisement où je vois le premier panneaux de Mandu que je réalise que cela s’écrit Mandav. C’est con mais j’ai raté 150km de petites routes avec ça. C’est décidé, j’arrête les National Highway. C’était bien pour pousser rapidement jusqu'au Madhya Pradesh, mais là j’entre en territoire inconnue… L’inde du Nord!

Avant Mandu.


Entrée dans le Madhya Pradesh, une impression du Rajasthan que j’ai vu en photo. Les femmes sont belles, grandes, fines, voilées sous leurs saaris multicolores, sublimes. C’est très simple, elles vont aux champs avec la tenue de mariage que l’on mettrais en Inde du Sud… J’aimerais beaucoup voir leurs vraies tenues de sortie! La grande classe chez les anciens aussi, les traits profonds et la longues moustaches blanches, coiffé d’énormes turbans d’un blanc immaculé ou de rose, jaune, vert flash. Les constructions ont beaucoup changé aussi. Beaucoup moins de béton mais des fermes en paille et terre cuite. Toujours des animaux de partout, et des vaches dont on ne se lasse jamais.
Arrivé à Mandu. Le temple qui donne sur la place du village a des chambres. Très mignon tout ca!



 Mandu, veille cité fortifiée




Je vais me balader, des types m’emmènent en voiture jusqu’au Sunset point. Je passe la soirée avec des Gujarati qui me pose des questions bizarre mais très drôle. On parle énergie solaire, mariage, sexe, salaire… La traduction passe par un jeune de Mandu, qui a une petite amie française, ou japonaise je sais plus bien. Tous les sites touristiques où je suis allez, je trouve toujours un jeune un peu branché qui a une copine française ou Japonaise, ou russe aussi. Bon ils disent ça avec un grand sourire, pas toujours crédible…
On s’échange les numéros. J’ai déjà récolté 3-4 numéros de type qui ne parle pas un mot d’anglais. Je me demande si ils réalisent le niveau de la discussion que l’on aurait au téléphone !! J’ai notamment le numéro d’un certain Bhagvanij que j’ai rencontré en m’arrêtant sur la route pour manger, dans une dhaba de routier en plein milieu de… rien. On s’est fait des grands sourires et on s’est beaucoup serré la main, puis il m’a dit un genre de « Any problem, call me ! »… Okay !! Donc si vous avez un soucis vers Osmanabad, j’ai un contact…

Mandu et ses environs






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l’Echo point! Forcement très prisé des indiens !


Conquis par Mandu, envie d’encore plus de couleurs et le Rajasthan est juste à côté. Ce n’était d’abord pas au programme, je pensais que cela ferais un détour, mais Udaipur n’est qu’à 360km, puis je trouverais ensuite Pushkar et le Shekhawati sur ma route jusqu’à Delhi. Agra et le Taj Mahal était sur la route directe, mais je préfère le garder pour une prochaine fois. Le Taj Mahal en solo c’est pas très romantique!

09/06/13 - Mandu – Udaipur – 2000km au compteur
Arrivé dans le Rajasthan, je roule à l’ombre pendant des kilomètres. La route est couverte par de longues rangées d’arbres. Très agréable. Les lacs ne sont pas complètement asséchés et il y a beaucoup plus de population. Paysage au top. Je comprend mieux pourquoi le Rajasthan est si prisé des touristes.

L'endroit idéal pour une petite pause au calme!


A Udaipur, très facile de trouver une Guesthouse. Le moindre habitant de la vieille ville vous dégote un hôtel dans la minute. C’est très touristique, 15 shops au mètre carré, des « Hello my friend ! » toutes les secondes, et toutes les attractions imaginables. Bien content d’être en hors saison. Mais c’est incontestable, Udaipur a un charme incroyable. Un immense lac en plein milieu de la ville entourée de collines, des Ghats qui servent aux cérémonies religieuses, à la lessive et aux baignades, des palais de Maharaja à profusion, un défilé de ruelles étroites, à flanc de collines, hyper animée, une vieille ville et une architecture ancienne préservée, les maisons de toutes les couleurs, les gamins qui jouent au cerf volant sur les toits, les écriteaux partout peints à la main... Et surtout des habitants vraiment relax, très accueillant et ouvert. De chouettes rencontres et de nouvelles amitiés. 















13-14 Juin – Pushkar
De Udaipur à Pushkar, pars les plus petites routes possible sur la carte. Un impressionnant fort sur la route.







Premier dromadaire! Demi tour direct pour la photo! 


Une petite colline sépare Ajmer et Pushkar, sur les hauteurs, tout le monde profite du couché du soleil...


Deux nuits à Pushkar, je n’ai franchement pas accroché. Trop religieux, très touristique, ou l’inverse. Les pujaris qui ne rate pas un touriste pour une donation, des ados qui mendient dans en français. J'ai même pas photo de Pushkar.... Mais bon la guesthouse au top et pas chère (Milkman), tenue par des femmes rigolotes. Et j’ai rencontré un bon mecano (Ashok, près du bus stand) qui m’a réglé un soucis d’allumage qui trainait depuis trop longtemps. La  bullet a retrouvé sa pèche. 

Les aleantours de Pushkar sont très jolie. J'y ai trouvé ceci notamment...Bon ok sa montre pas vraiment le paysage!


Après Pushkar, une nuit à Mandawa sur la route de Delhi. Mandawa et ces jolies Haveli. Et les paons sur tout les toits qui crient comme Kevin dans Là haut! Les 3ayen concernés, je me suis bien marré en pensant à vous! Une ville remplit de Kevin!

Vous le voyez le paon au milieu?...





















Sur la route de Mandawa à Delhi


Aaah ma douce! Capricieuse mais toujours fidèle!


Delhi 

Retour à la civilisation, redécouverte de Delhi (en bon!) et retrouvailles avec Germain et Natasha! Maxi accueil, en un clin d’œil! Un grand merci!
Chouettes soirées, remise en forme de la bécane, et collecte de précieux conseils pour la route du Ladakh qui approche sérieusement... et ça c'est bon!!
Changement de programme à la dernière minute, les inondations en Uttarakand on complétement retourner les routes, et notamment Rishikesh. Direction Manali donc, pour une montée plus rapide vers le Ladakh.

Départ de Delhi, et c’est parti pour 200km jusqu'à Chandigarh, l’autoroute la plus droite d’Inde ! Un peu ennuyant mais sa passe vite.  

Himalaya! Je n'ai plus que ça en tête! Je guette l’horizon pour ne pas rater les premiers reliefs...