dimanche 23 septembre 2012

One Two

Je n'avais jamais remarqué... je suppose que c'est lié au 30-40% d’analphabétisme en Inde... une autre hypothèse? Les pièces de 1 et 2 roupies ne sont pas toutes comme celles là.

Tu veux bien changer l'ampoule s'il te plait?...

On trouve pas mal de street-light alimentés avec un panneau solaire... mais celui là je le trouve particulièrement drôle... je plains les gars de la maintenance, si maintenance il y a... Au moins on leur piquera par leur panneau une 2ème fois!

Repète après moi... Devarayanadurga!



Devarayanadurga c’est un très bonne exemple du genre d'endroit où tu es obligé d'aller pour réussir à prononcer le nom en une fois sans regarder la carte ou le téléphone! Le secret c’est de le dire très vite!

Une bonne balade. Je me suis d’abord bien perdu à l’aller dans les petites routes  mais le trajet peut aussi se faire par l’autoroute de Tumkur (1h30 environ). Le site est un temple en haut d’une petite chaine de collines, magnifique...

Arrivé en haut, on tombe sur le parking qui donne accès aux marches pour monter vers le temple. Beaucoup de touristes indiens, je continue d’abord un peu plus loin pour trouver un endroit plus calme ou me poser tranquillement.

En roulant doucement sur le plateau, je vois assis en surplomb de la route, 3 indiens qui me font des signes d’une main, une bouteille de whisky dans l’autre... Hey! Ok ok, just one! C’était parti pour 2h en compagnie d’une bande d’indiens de Tumkur (la ville d’à côté), amis depuis l’enfance qui avait l’habitude de se retrouver là-haut, entre hommes, et y échanger quelques verres. D’autres de leurs amis, très organisés, nous rejoignent ensuite accompagner d’une bonne douzaines de barquettes de riz Biryani (ils étaient 6...). Moi qui venais de manger, je me retrouve avec 300gr de riz au mouton sous le nez, avec le regard insistant de mon voisin... « allez allez faut finir » ! Burp... C’était délicieux, mais j’ai pas réussi! 

Le mélange de l’accueil et de la curiosité des indiens font que ce type de rencontre se produit assez facilement. Particulièrement sur les sites un peu touristiques où les indiens viennent faire des picnics gentiment arrosés. En tout cas, ceux là étaient franchement marrants et de profils divers... avocat, propriétaire de station essence, commerçant, profs...

Je finis par les laisser, un poil pété... Il commençait à être une peu tard et je n’étais pas encore monté tout en haut voir le temple. 
On y accède par un long escalier et un fois arrivé, on peut continuer pour monter au sommet. Les photos parleront d’elles mêmes...

Sur la route de Devarayanadurga
 Sur la route...








 

 

vendredi 21 septembre 2012

Meghalaya's living bridges

Merveilleux! Objectif Meghalaya lancé...

Du soleil au bureau...

Histoire de comprendre simplement pourquoi je suis à Bangalore, je me suis dit que ce serais pas mal d’expliquer ce que je fais de mes journées, quand je ne suis pas sur ma bécane ou entrain d’écrire ce blog (oui je trouve que je suis un peu trop motivé sur l’écriture, ça me ressemble pas trop... mais bon il y a du retard).

Donc voilà, je bosse pour Ciel & Terre, un petite PME à taille très humaine dans le secteur du photovoltaïque et basée, là où se trouve le soleil... à Lille! J’y ai d’abord fait mon stage de fin d’étude et je suis arrivé au moment où la boite commençait son développement à l’international. En Mars 2012, j’ai été envoyé à Bangalore pour  lancer le marché indien.  Mon travail consiste donc à monter des projets solaires industriels en Inde. Même si j’essaie de me faire passer pour un ingénieur (pas toujours évident), je suis surtout en charge du développement commercial et des relations avec les partenaires locaux. Plus particulièrement, j'essaie de vendre des centrales solaires flottantes, sur l’eau quoi... pour les curieux... www.ciel-et-terre.net

 Une centrale solaire flottante c'est ça...
Cela m’amène à bouger un peu partout dans le pays... Mumbai, Cochin, Kolkata, Chennai, Hyderabad, Coimbatore... partout où des projets potentiels se trouvent. Dernièrement je suis allé à Ranchi, pas à côté d’Arras mais dans l’Etat du Jharkhand, à quelques 400km de Kolkata. Quelques rendez-vous avec le gouvernement et visite de site au programme. Une visite de site (lacs, réservoirs d'irrigation, bassin industriel...) dans mon boulot ça donne parfois ça...

A coté de Ranchi, Jharkhand
 Ranchi, Jharkhand                               Touristes indiens lors d'une visite de barrage au Kerala













  




Là c’est ce à quoi on est censé raccorder nos centrales!... (Ranchi, Jharkhand)

C’est un boulot que je trouve passionnant, mais il faut aussi imaginer le contexte indien... La lenteur des démarches et des prises de décisions, les différences culturelles et politiques d’un Etat à l’autre, le respect de la hiérarchie poussé à l’extrême au sein des gouvernements et bien sur... la corruption. Pour être franc, on ne sens pas une grande ferveur écologique dans le milieu des énergies renouvelables en Inde, ça reste du pur business, dommage. Mais il faut aussi comprendre que le besoin c’est avant  tout de combler le déficit énergétique et ce, au prix le plus bas... Le débat n'est pas le même que chez nous. D'ailleurs sachez aussi que les objectifs en terme d’énergies renouvelables sont bien plus ambitieux en Inde que dans notre chère France pro-nucléaire. Certes c'est des objectifs...

jeudi 20 septembre 2012

A Chikpet, sortez les parapluies...

 
Après 7 mois je commence quand même à être pas mal adapté à Bangalore. Les surprises restent quotidiennes, mais elles ont forcement moins d’effet qu’à mes premiers pas dans le pays. On à l’habitude de la foule notamment... Mais là, quand je suis allé à Chikpet, ça m’a drôlement chamboulé ! ...

C’est Matthieu, un compère VIE (Voilà je te présente officiellement !), qui m’a branché sur le coup. Sa passion c’est un peu d’aller là-bas le weekend, chiner dans les petites rues... (sinon son autre passion c’est les allumettes !! ;))

Chikpet c’est un des quartier de Bangalore ou tu peux trouver des embouteillages de piétons... Noter que les voitures n’y rentrent pas, c’est bien trop étroit. Evidemment les piétons se mélangent aux motos et à toutes sortes de charrettes, porteurs, mini-camionnettes et rickshaw aménagés en semi-remorque.

C’est un quartier ultra commerçant. Clairement vous y trouvez tout, tout ce que vous n’achetez jamais en gros. J’étais parti pour y dénicher des petits cadeaux, je suis reparti comme je suis venu. On peut tomber sur pleins de petits trucs géniaux, ce qu’il y a, c’est qu’il faut les trouver...
Franchement, si vous vous retrouvez à Chikpet votre premier jour en Inde, et je l’espère pour vous, vous vous prenez une sacrée claque! C’est la fameuse explosion des sens et de couleurs... un vacarme total, des odeurs qui passe du pire au meilleur, de la street food de partout, toutes sortes d’animaux, des rues étroites et pleines à craquer (au 1er et 2nd degré)...

Et au final c’est génial ! C’est bien sur purement indien, vous ne croisez pas un touriste.
  
« Sortez les parapluies », c’est pas vraiment pour la pluie... c’est surtout pour les pigeons ! A deux reprises ils m’ont eux ! Et ils m’ont pas loupé les fumiers !

Bouchons (d') indiens...
 Le vendeur de tchai (thé), forcement...
 Maudits pigeons...







mercredi 19 septembre 2012

Happy Ganesha Chathurthi


On pourrais largement compter un festival religieux par jour en Inde. Mais l'anniversaire de Ganesha est un de ceux qui passe difficilement inaperçu.

Ganesha c'est un peu une des vedettes du panthéon Hindou. Je vais pas vous faire toute l'histoire, parce que je ne la connais pas assez et qu'on a vite fais de s'embrouiller avec tous les symboles, significations ou prononciation des noms. Ce que j'en ai retenu, c'est qu'il est avant tout un dieu protecteur (sa mère, la femme de Shiva, la mise au monde pour qu'il la protège). Disons que le prier, le vénérer, fera lever les obstacles quotidiens et fuir les mauvais présages. Du coup, il y a pas mal de monde qui est branché sur Ganesha et on le retrouve un peu partout, en statuette, peinture ou sticker.

(Notez que quand je parle d'Hindouisme, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre. Beaucoup vous donnerons d'autres versions, même des indiens pourraient se contredire. Wikipedia dira, je cite "Il est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir"... comme quoi!!).

Le festival dure plus d'une semaine et commence par de nombreux préparatifs, notamment la fabrication ou l'achat par chacun ou presque de la statut de Ganesh. On a donc là un défilé de gamins qui vous attrape dans la rue, sonne à votre porte ou vous prennent en embuscade sur la route pour récolter l'argent qui servira à l'achat du Ganesh, des fleurs ou sans doute l'installation des "temples outdoor" qui font péter la musique à fond dans tous les quartiers de la ville et les villages les plus paumés. Des processions s'enchainent alors toute la semaine, accompagnées de chars et d'orchestres. Le festival se termine par l’immersion dans l'eau des statuts de Ganesh, dans les rivières, la mer ou même des lacs creusés spécialement pour ça. Bon apparemment c'est pas hyper ecolo tout ça...

Ce jour là (le jour férié) j'étais encore une fois sur la route. J'avais accompagné sur la journée des amis en moto jusqu'à les laisser continuer leur trip de plusieurs jours. En m’arrêtant pour boire un thé et acheter des allumettes (là ya que 2-3 personnes qui comprennent mais j'expliquerais le délire des allumettes plus tard...), je tombe sur un groupe d'indiens fort sympathique qui m'invite à aller voir leur statut de Ganesh. J'ai l'impression qu'il y a un peu un concours du plus beau Ganesh étant donné que ce n'étaient pas les premiers à nous inviter à le voir. Je vais donc voir le Ganesh (celui que vous pouvez voir en photo, pas mal hein!) et après une séance de photo, un gamin me file une banane qui était mise en offrande au pied de la statut!! Là je suis un peu surpris! Je lui dit "mais je vais pas quand même pas manger une offrande faite à Ganesh!!" (le jour de son anniversaire en plus! oh!), il me reprend la banane, me l'ouvre et me répond "No no, c'est un cadeau que te fais Ganesh!"... "Ah! Ok ok cool!"... croc et protection sur moi!

En photos, les collecteurs de fond et leur super justificatif, une franche poignée de main avec un des buveurs de thé et Parvati la môman de Ganesh...


Gratis pour Manmohan Singh

Avant chaque péage en Inde, vous pouvez voir 3 panneaux comme celui-ci, en Anglais, en Hindi et dans la langue locale...
Voilà, maintenant le Président Indien ou le Vice-président sont au courant, ils n'auront pas à acheter leur ticket avant de prendre l'autoroute!!... 
En France, avec un Président normal, je peux vous dire que ça sa passerais pas!...
Only in India?...

mardi 18 septembre 2012

Ride Ride Ride!



Oui désolé j'en fais déjà trop avec cette bécane, mais c’est un peu devenu l’élément central dans ma vie (j’exagère qu’à peine). C’est surtout pour motivez tous les potos motards à venir déguster les routes indiennes et les crêtes Himalayennes... en carrosse !
...Très contagieux ...