Histoire de comprendre simplement pourquoi je suis à
Bangalore, je me suis dit que ce serais pas mal d’expliquer ce que je fais de
mes journées, quand je ne suis pas sur ma bécane ou entrain d’écrire ce blog (oui
je trouve que je suis un peu trop motivé sur l’écriture, ça me ressemble pas
trop... mais bon il y a du retard).
Donc voilà, je bosse pour Ciel & Terre, un petite PME à
taille très humaine dans le secteur du photovoltaïque et basée, là où se trouve
le soleil... à Lille! J’y ai d’abord fait mon stage de fin d’étude et je suis arrivé
au moment où la boite commençait son développement à l’international. En Mars
2012, j’ai été envoyé à Bangalore pour lancer le marché indien.
Mon travail consiste donc à monter des
projets solaires industriels en Inde. Même si j’essaie de me faire passer pour
un ingénieur (pas toujours évident), je suis surtout en charge du développement
commercial et des relations avec les partenaires locaux. Plus particulièrement, j'essaie de vendre des centrales solaires flottantes, sur l’eau
quoi... pour les curieux... www.ciel-et-terre.net.
Cela m’amène à bouger un peu partout dans le pays... Mumbai,
Cochin, Kolkata, Chennai, Hyderabad, Coimbatore... partout où des projets potentiels se
trouvent. Dernièrement je suis allé à Ranchi, pas à côté d’Arras mais dans l’Etat
du Jharkhand, à quelques 400km de Kolkata. Quelques rendez-vous avec le
gouvernement et visite de site au programme. Une visite de site (lacs, réservoirs d'irrigation, bassin industriel...) dans mon boulot
ça donne parfois ça...
A coté de Ranchi, Jharkhand
Ranchi, Jharkhand Touristes indiens lors d'une visite de barrage au Kerala
Là c’est ce à quoi on est censé raccorder nos centrales!... (Ranchi, Jharkhand)
C’est un boulot que je trouve passionnant, mais il faut
aussi imaginer le contexte indien... La lenteur des démarches et des prises de
décisions, les différences culturelles et politiques d’un Etat à l’autre, le
respect de la hiérarchie poussé à l’extrême au sein des gouvernements et bien
sur... la corruption. Pour être franc, on ne sens pas une grande ferveur
écologique dans le milieu des énergies renouvelables en Inde, ça reste du pur business,
dommage. Mais il faut aussi comprendre que le besoin c’est avant tout de combler le déficit énergétique et ce,
au prix le plus bas... Le débat n'est pas le même que chez nous. D'ailleurs sachez aussi que les objectifs en terme d’énergies renouvelables
sont bien plus ambitieux en Inde que dans notre chère France pro-nucléaire. Certes c'est des objectifs...
